À Makobola, dans la province du Sud-Kivu, l’indignation est vive après une nouvelle nuit de violences ayant visé des civils. Dans la nuit du 30 décembre, plusieurs femmes et jeunes filles ont été victimes de viols, tandis que des pillages systématiques ont été signalés dans plusieurs quartiers de cette localité située sur l’axe stratégique Uvira–Fizi, au bord du lac Tanganyika.
Selon des sources locales concordantes, des éléments Wazalendo seraient impliqués dans ces exactions. Ces violences ont provoqué une onde de choc au sein d’une population déjà fragilisée par une insécurité chronique dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Une région sous pression militaire
Depuis plusieurs semaines, la zone Uvira–Fizi–Makobola est le théâtre de mouvements armés intenses, marqués par des affrontements récurrents entre les FARDC, leurs alliés locaux, et des groupes rebelles, notamment l’AFC-M23. Les opérations militaires, les replis de combattants et la circulation d’hommes en armes dans des zones habitées ont fortement accru les risques pour les civils.
Dans ce contexte, la présence et l’action de groupes armés dits d’autodéfense, souvent mal encadrés, suscitent de vives inquiétudes quant aux dérives observées sur le terrain, notamment les violences sexuelles, les pillages et les abus contre les populations locales.
Civils pris au piège
Les habitants de Makobola et des localités environnantes disent vivre dans une peur permanente, craignant de nouvelles exactions. Les organisations locales de défense des droits humains appellent à des mesures urgentes pour garantir la protection des civils, identifier les responsables et mettre fin à l’impunité dans cette zone déjà fortement instable.
À ce stade, aucune communication officielle des autorités provinciales ou nationales n’a été faite concernant ces événements.
