Les opérations militaires menées contre la milice Mobondo dans l’est de Kinshasa prennent une dimension politique sensible. L’armée congolaise affirme disposer d’informations faisant état de contacts présumés entre certains acteurs politiques proches du pouvoir et les insurgés, tout en appelant les autorités civiles à lever toute ambiguïté.

Une menace jugée plus structurée

Lors d’une communication récente, le capitaine Anthony Mwalushay, porte-parole des Opérations Ngemba, a indiqué que les services de sécurité avaient identifié des « contacts » entre les combattants Mobondo et des groupes rebelles opérant dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Pour l’armée, la milice ne correspondrait plus au profil d’un mouvement local spontané, mais relèverait désormais d’« une rébellion structurée qu’il faut prendre au sérieux », selon le porte-parole militaire.

Des soupçons visant des proches du président

Le capitaine Mwalushay a également affirmé que certaines personnes soupçonnées de soutenir la milice seraient proches du chef de l’État, Félix Tshisekedi. Sans citer de noms, il évoque des témoignages recueillis auprès de combattants capturés, assurant que les services de renseignement poursuivent leurs investigations.

Ces déclarations, formulées avec prudence, n’ont pour l’instant pas été corroborées par des sources civiles ou judiciaires indépendantes.

Un malaise entre armée et sphère politique

L’armée déplore par ailleurs ce qu’elle considère comme un manque de clarté politique dans la gestion du dossier Mobondo. Le porte-parole des Opérations Ngemba met en garde contre toute tentative de minimisation de la menace pour des calculs politiques, soulignant que les forces armées poursuivront leurs opérations conformément à leur mandat.

Ces propos laissent transparaître des tensions entre le commandement militaire et certains cercles politiques, dans un contexte sécuritaire déjà fragile autour de la capitale.

Des exactions assimilées à du terrorisme

Pour les forces armées, les violences attribuées aux Mobondo dans plusieurs zones périurbaines de Kinshasa relèveraient désormais du « terrorisme ». L’armée estime que la persistance de l’insécurité serait favorisée par un « flou politique » et appelle à une position plus ferme des autorités civiles.

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