Dans un contexte marqué par l’insécurité, la pauvreté et les crises sociales, la Journée mondiale de l’enfant rappelle l’urgence de renforcer les mécanismes de protection de l’enfance.
Dans l’Est de la RDC, les enfants demeurent les plus exposés : violences, déplacements, interruption scolaire et accès limité aux services essentiels.
À cette occasion, Elijah Amisi, chargé des programmes Protection et Éducation intégrée au sein de TPO-DRC, décrit les réalités du terrain et les efforts engagés pour faire face aux multiples risques auxquels les enfants sont confrontés.
« En tant qu’organisation humanitaire, nous menons des actions opérationnelles pour répondre aux risques de protection de l’enfant. Nous faisons aussi du plaidoyer et mobilisons des ressources pour proposer des réponses adaptées aux différentes situations de vulnérabilité », explique-t-il.
Mais ces interventions restent limitées par plusieurs obstacles : manque de financements, besoins humanitaires croissants et persistance de la violence. Autant de facteurs qui réduisent l’accès des enfants aux services de protection et l’impact des actions à long terme.
« Les défis de l’action humanitaire s’inscrivent dans une dynamique globale. Depuis le Sommet humanitaire mondial de 2016, il est recommandé de renforcer la localisation de l’aide en responsabilisant davantage les gouvernements. L’objectif est de permettre, avec l’État et les communautés, une prise en main durable des réponses aux besoins de protection », souligne Elijah Amisi.
En cette journée dédiée aux droits de l’enfant, les acteurs humanitaires rappellent que chaque enfant mérite une protection renforcée, une voix entendue et une place centrale dans les politiques publiques.
Le défi reste majeur : transformer les engagements en actions concrètes, durables et visibles au profit des enfants les plus vulnérables.
