Célébrée chaque 11 octobre de l’année, la journée internationale dédiée à la jeune fille a été commémorée ce mardi 25 novembre à Beni. Réunis pour une conférence à l’occasion, les acteurs œuvrant dans la protection des droits de la jeune fille ont eu le temps de discuter sur différents défis qui freinent son épanouissement et son éducation.
Guy Kibira, chef de division de la jeunesse et éveil patriotique, a plaidé auprès de l’autorité provinciale, pour la prise en compte des différents besoins de cette catégorie de couche de la population en les insérant dans le budget provincial 2026.
« Ma demande à l’occasion Excellence est que vous puissiez honorer cette couche de la population, en prenant en compte leurs besoins et les faire émarger dans le budget surtout que vous êtes en période de l’élaboration du budget 2026 » a défendu Guy Kibira.
Au cours de cette séance commemorative, il a été question d’examiner les axes prioritaires guidant les actions du gouvernement provincial dans la promotion et protection des droits de la jeunesse fille notamment l’accès à une éducation de qualité, la santé mentale, sexuelle et productive, a réitéré le vice gouverneur le commissaire divisionnaire Jacob Nyofondo Teko-dale.
En dépit des efforts fournis pour la promotion de la jeune fille, cette dernière se heurte aux défis ne lui permettant pas de bien accéder au droit à l’éducation notamment l’insécurité, la pauvreté des parents et certains stéréotypes mettant à côté les filles dans la communauté.
« À Eringeti par exemple les écoles sont éloignés du village. Les parents ont peur d’envoyer leurs filles par crainte de leur sécurité. Aussi les parents privilégient les garçons que les filles car selon eux la place de la fille c’est au foyer » a révélé Jeanne d’Arc, membre de U-report.
Un appel à la conscience a été lancé à toutes les jeunes filles ainsi qu’à l’État congolais de stabiliser la sécurité et le social du peuple, le seul moyen, selon Jeanne d’Arc, d’élever l’éducation de la jeune fille congolaise.
Un acte d’engagement pour faire avancer l’agenda de la jeune fille au nord-Kivu a été signé par les acteurs de protection de cette dernière ainsi que certaines autorités polotico-administratives, dans le but de promouvoir ses droits notamment le droit à l’éducation, à la santé, à la participation au leadership, à la gouvernance, à la recevabilité et au financement.
