Le territoire de Lubero, au nord-Kivu est devenu un terrain de récréation meurtrière ce dernier temps. Des populations civiles sont massacrées jours et nuits par des hommes armés assimilés aux rebelles ougandais ADF, dans des zones contrôlées par l’armée congolaise et son partenaire UPDF, ce qui laisse la population locale dans une inquiétude permanente.

Plus de quarante civils tués en moins d’une semaine.

Après le massacre de plusieurs citoyens le weekend dernier dont une dizaine de patients au centre de santé Byambwe, les présumés ADF ont élargi leurs attaques contre les civils dans la région de Lubero. Au moins 46 personnes ont été massacrées à l’espace de 4 jours dans cette partie du territoire, rapporte la société civile de la chefferie de Bashwagha.

« Nous revenons sur la situation sécuritaire les larmes aux yeux. Ce 18 novembre, l’ ADF a été visible à Kahembe, vusandagha, tsakatsaka. 5 h plus tard le mercredi vers 9h, ils ont été identifiés à Katsihi, 2h plus tard, ils ont massacré 6 personnes à leurs passages à Butsahi et à Ngohi katsihiro » rapporte la société civile.

Cette structure citoyenne condamne ces actes et déplore le silence des services de sécurité basés sur place.

« Nous condamnons ces actes criminels sous l’oeil impuissant de nos services de sécurité qui sont censés protéger la population. C’est vraiment inadmissible de comprendre ces théâtres, mais où va ce pays? » s’indigne Vianney Kitswamba, membre de la société civile de Bashwagha.

Déplacement massif de la population.

Face à cette insécurité persistante, plusieurs familles ont décidé d’abandonner leurs milieux respectifs vers des zones jugées sécurisées pour survivre.

« Au même moment nous témoignons un déplacement massif de la population de Makoko, Muhangi, Vuyinga, vers les villages supposés sécurisés. Nous ne serons seulement là que pour compter les cadavres ! » déclare Vianney Kitswamba.

La société civile de Bashwagha, interpelle à cet effet, les services de sécurité sur leur rôle de veiller sur la sécurité des citoyens. Elle exhorte cependant l’implication des autorités habilités à tous les niveaux, de revoir leurs stratégies et mécanismes de protection de la population.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *